La Bourse, c’est fou braque!

Malgré l’impact désastreux de la pandémie de la COVID-19 sur l’économie, l’emploi, les finances personnelles et les revenus des entreprises, la Bourse a effectué un spectaculaire rattrapage depuis son récent effondrement à l’échelle planétaire.

Les données économiques sont pourtant mauvaises. Exemples. En mars, chute record des ventes au détail (-8,7 %) aux États-Unis, dont une baisse de 25 % dans les ventes d’automobiles. Et recul historique de la production industrielle (- 5,4 %).

Chez nous, la Banque du Canada s’attend à une baisse annualisée entre 42 % et 73 % du PIB canadien lors du deuxième trimestre. 

Les bénéfices de la plupart des entreprises inscrites en Bourse vont chuter fortement.

Qu’à cela ne tienne, depuis le creux boursier du lundi 23 mars dernier, les grands indices nord-américains ont rebondi de 25 % à 29 %, et ce, en l’espace d’à peine 16 séances quotidiennes.

En cette période de guerre contre la COVID-19, c’est fou braque une telle hausse boursière !

Cela donne l’impression que la Bourse opère dans un monde parallèle.

LES OPTIMISTES

Car, il faut savoir qu’au cours de ce bref laps de temps, les nouvelles ne cessaient d’être de plus en plus mauvaises alors que le nombre de décès liés à la COVID-19 grimpait sans cesse et qu’on ne voyait pas encore poindre le fameux pic de la crise sanitaire du coronavirus.

Pour tenter de justifier ce rapide redressement de la Bourse et l’optimisme des spéculateurs, pardon, des investisseurs actifs, des analystes de firmes de courtage invoquent notamment les nombreuses et coûteuses mesures d’aide financière mises de l’avant par les gouvernements pour permettre aux particuliers et aux entreprises de sortir éventuellement de la crise sans y laisser leur peau.

Jusqu’à présent, c’est plus de 5000 milliards de dollars que les gouvernements ont injectés dans des mesures de survie financière.

Il faut dire que les interventions massives des banques centrales (en abaissant à quasi 0 % leurs taux directeurs respectifs et en acquérant massivement des actifs obligataires sur les marchés financiers) ont également rassuré les gros investisseurs, tels les fonds communs de placement, les caisses de retraite et les institutions financières.

 

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