Bourse: trop tôt pour parler d'un rebond durable

Une part du rebond boursier survenu à la fin mars peut être attribuable au rééquilibrage des fonds communs.

«Par exemple, si on prend un fonds équilibré qui contient 50% d'actions et 50% de titres à revenus fixes. Avec la récente chute boursière, il peut se retrouver avec un ratio de 45% en actions et de 55% en titres à revenus fixes. Pour se conformer à son ratio de 50%-50%, les gestionnaires se doivent d'acheter des actions pour rééquilibrer le tout avant la fin de chaque trimestre», explique-t-il.

Il est donc encore trop tôt, à son avis, pour parler de rebond durable des marchés boursiers, même si les indices se maintiennent au-dessus des creux atteints le 23 mars.

Bien qu'il soit impossible de prévoir si le creux boursier a déjà été atteint ou s'il est à venir, M. Girard fait le parallèle entre la présente crise boursière et celle de la grippe espagnole en 1918-1919, de même qu'avec le krach de 1987.

 

Pour les investisseurs qui ont des capitaux à déployer pour profiter au maximum d'un éventuel rebond durable, il préconise une stratégie d'investissement en trois phases égales: la première dès à présent, la seconde quand les nouveaux cas de COVID-19 auront plafonné aux États-Unis, et la troisième quand il n'y aura plus de nouveaux cas.

 

Merci M. Girard