Aide d'urgence pour le loyer commercial: Québec emboîte le pas

 

Québec assumera 25 % du fonds d’urgence mis en place vendredi par Ottawa, ce qui représente un investissement de 137 millions $.

Le programme Aide d'urgence du Canada pour le loyer commercial vise à soutenir les locataires commerciaux dont les activités ont été durement touchées par la pandémie de la COVID-19, mais aussi les propriétaires commerciaux qui peinent à respecter leurs obligations hypothécaires et autres frais fixes.

Par l'entremise de la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), le programme offrira aux propriétaires commerciaux des prêts remboursables couvrant jusqu'à 50 % des loyers payables aux mois d’avril, mai et juin.

Les propriétaires qui recevront cette aide devront pour leur part abaisser ou annuler les loyers des entreprises locataires pour les trois mois visés.

Pour être admissibles, les entreprises locataires doivent être des PME qui ont un loyer mensuel n'excédant pas 50 000 $ et qui ont temporairement cessé leurs activités ou qui ont connu une baisse d'au moins 70 % de leurs revenus pendant la crise.

«Ce programme permettra de soutenir de nombreuses entreprises locataires et les propriétaires immobiliers qui sont durement touchés par les effets de la pandémie», a dit Eric Girard, ministre des Finances, par voie de communiqué.

«En leur donnant un peu de marge de manœuvre, nous voulons faire en sorte qu'ils traversent cette crise et qu'ils soient en meilleure position pour relancer rapidement leurs activités quand notre économie se remettra en marche», a-t-il ajouté.

Les manufacturiers veulent être inclusDans la foulée de ces annonces, Manufacturiers & Exportateurs du Québec (MEQ) a à son tour demandé de l’aide pour le paiement des loyers commerciaux.

«Malheureusement, les manufacturiers ne pourront pas bénéficier de cette subvention, a dit Véronique Proulx, présidente-directrice générale de MEQ, par communiqué. La plupart ne sont pas admissibles au programme en raison de la taille importante de leurs installations, qui excèdent le seuil des 50 000 $ de loyer par mois. De plus, la plupart auront une baisse de revenus importante, soit entre 20 % et 50 % en moyenne. Les critères actuels écarteraient donc les entreprises manufacturières.»

En attendant, les manufacturiers attendent avec impatience le dévoilement du programme d’aide aux grandes entreprises qui sera annoncé sous peu par Justin Trudeau.

«Nous demandons au gouvernement de simplifier l'admissibilité des entreprises à cette éventuelle mesure afin de rendre ce programme applicable aux entreprises manufacturières de toutes les tailles».