- Economie ou santé -

A travers le monde, économies et travailleurs sont les victimes collatérales du virus.

L'activité du secteur privé dans la zone euro a chuté en mars à son plus bas niveau historique, selon le cabinet d'information économique Markit.

Le chômage explose. L'Espagne a enregistré en mars plus de 300.000 nouveaux demandeurs d'emploi. Les secteurs de l'agriculture et de la pêche souffrent de la baisse de la demande et de l'absence de travailleurs saisonniers bloqués par la fermeture des frontières.

Aux Etats-Unis, 6,6 millions de personnes supplémentaires ont demandé une allocation chômage lors de la semaine écoulée, le double du chiffre déjà record de la semaine précédente.

Après l'allemande Lufthansa, la compagnie aérienne britannique British Airways va placer à son tour 60% de ses effectifs en chômage partiel.

Le gouvernement italien, sous pression pour lever les mesures de confinement et relancer l'économie, est face au choix "horrible" de "mettre l'économie en stand-by ou mettre en danger la vie de nombreuses personnes", selon l'Américain Paul Romer, prix Nobel 2018 d'économie.

Après les excuses de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen qui a regretté que l'Europe ne soit pas plus tôt mobilisé en faveur de l'Italie, le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte a appelé l'UE à être plus "ambitieuse, unie et courageuse".

Malgré les interrogations actuelles sur la solidarité entre les 27, Mme von der Leyen s'est dite convaincue vendredi que l'UE sortirait "plus forte" de la crise sanitaire.

La Commission européenne a proposé de créer un instrument pour garantir jusqu'à 100 milliards d'euros les plans nationaux de soutien à l'emploi.

Et la Banque mondiale s'est dite prête à mettre sur la table jusqu'à 160 milliards de dollars sur les 15 prochains mois pour aider les pays à répondre aux conséquences sanitaires immédiates de la pandémie et soutenir la reprise économique.

L'Assemblée générale de l'ONU a approuvé jeudi par consensus une première résolution depuis le début de la pandémie, appelant à la "coopération internationale" pour combattre la maladie Covid-19.

Mais la compétition sans pitié entre Etats, notamment occidentaux dans la course aux masques médicaux, principalement produits en Asie, montrent l'inverse.